Le Reflux Gastro-Oesophagien 

Définition :

Le reflux gastro-œsophagien (RGO) du nourrisson est le flux rétrograde du contenu gastrique dans l’œsophage. Lors de la déglutition le cardia (sphincter situé à l’entrée de l’estomac) se relâche et s’ouvre en permettant au bol alimentaire de passer dans l’estomac. Lorsque celui-ci s’ouvre en dehors de la déglutition cela provoque un reflux. Il est souvent varibale,  du simple renvoi d’une petite quantité de lait après la tétée à des vomissements abondants.

Celui-ci est malheureusement fréquent dans la petite enfance : 50% des nourrissons, 67% des enfants à 4 mois. Il est considéré comme « physiologique » avant 2 mois.  Il disparaît la plupart du temps avant l’âge d’un an. Cependant celui-ci peut persister jusqu’à 2 ans et il n'est pas rare que l’enfant de 9/10ans en présente un.

Le pronostic est bénin dans la majorité des cas. Cependant dans les cas particuliers de RGO important, cela peut entrainer un retard staturo-pondéral (gain de poids et arrêt de la croissance). Cela ne relève plus de l'Ostéopathie et nous orientons ces cas vers le médecin. C’est pourquoi le RGO constitue un réel sujet d’inquiétude pour les parents.

Etiologies :
Les étiologies sont multiples, sans liens avec le sexe, ni avec le mode d’alimentation. On retrouve une composante génétique : lorsque la maman a des antécédents de RGO le risque pour l’enfant d’en présenter un est majoré. Par ailleurs, on retrouve une plus forte fréquence de RGO chez les bébés caucasiens que les autres, pour des raisons encore inconnues. 

Les causes sont parfois reetrouvées sont :

-une défaillance du sphincter inférieur de l’œsophage,

-une motilité œsophagienne inefficace,

-un retard de la vidange gastrique,

-un quantité de lait inappropriée,

-les régimes riches en graisse augmentent la défaillance du sphincter œsophagien.

-La position de décubitus dorsal 

Manifestations cliniques du bébé :

-Les pleurs
-Les régurgitations
-L’arrêt du réflexe respiratoire
-L’hypertension artérielle
-La bradycardie
-Chez 1% des nourrissons des apnées

Cela augmente les troubles de l'appareil respiratoire (augmentation de l’asthme, bronchites ,pneumonies récidivantes), une augmentatoin des troubles ORL par diminution de la taille des choanes, Un retard staturo-pondéral

Et chez l’adolescent :des douleurs abdominales au niveau épigastrique, Pyrosis, une toux chronique, une érosion, des caries dentaires

Traitements :
-Nutritionnel : avec l' utilisation de “laits à formule épaissie” (épaississement par ajout d’amidon à une dose ne dépassant pas 2 g/100ml) vendus en grande distribution et en pharmacie ou de “laits AR” (anti reflux) plus efficaces, vendus exclusivement en pharmacie. Il existe 2 types d ajout dans les laits AR, soit par l’ajout d’amidon (plus de 2 g/100 ml), soit par l’ajout de caroube.

Médicamenteux :

Les antiacides (Maalox®, ...) qui neutralisent l’acidité gastrique, à prendre en cas de symptômes.

Les antagonistes H2 (Tagamet®, Raniplex®...,), qui diminuent la production d’acide par l’estomac.

Les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), si les antiacides ou les antagonistes H2 obtenus en vente libre ne soulagent pas complètement les

La chirurgie :

Elle est réservée en cas d'echec de l'ensemble des traitement et aux personnes souffrant de graves complications (oesophagite sévère ne répondant pas au traitement) liée à une hernie hiatale volumineuse.

Elle est reste exceptionnelle.

En Ostéopathie :

Le reflux gastro œsophagien constitue un motif fréquent de consultation en ostéopathie. L’ostéopathe peut améliorer les RGO excepté ceux provoqué par une hernie hiatale.

L'Ostéopathe va rechercher l'intégrité du nerf X (nerf vague) car ce nerf contrôle le sphincter inférieur de l’œsophage, son dysfonctionnement entraîne un RGO.  Cette dysfonction peut se trouver sur tout le trajet du nerf et des structures qui l'entourent. Nous recherchons aussi des dysfonctions mécaniques de l'estomac ou de l’œsophage, ou des 2. 

Nous conseillons de fractionner les repas en donnant de petites quantités, d'alimenter le bébé en position semi verticale. Les plus grands doivent manger plus lentement (20 à 30s de mastication dans le bouche avant d'avaler) et de diminuer les produits riches en graisses et les aliments provoquant une acidité. 

Conclusion :
Le reflux gastro-œsophagien du bébé est le flux rétrograde du bol alimentaire gastrique dans l’œsophage. Il est considéré comme physologique avant 2 mois. Le traitement peut être nutritionnel, médicamenteux exceptionnelement chirurgical. L’ostéopathe s’évertue à traiter les dysfonctions organiques qui peuvent créer ou maintenir le reflux gastro œsophagien. 

Les coliques du nourrisson


Résumé :


Les coliques du nourrisson touchent 10 % à 40 % des nourrissons. Il existe peu de solutions pour les parents qui se tournent majoritairement vers l'Ostéopathie qui peut améliorer les dysfonctionnements.

 

Définition :
Le mot colique est dérivé du grec «kblikos» signifiant colon.

La colique est un motif fréquent de consultation en ostéopathie. C est une pathologie fréquente chez le nouveau né, et arrive, en termes de fréquence, juste après les régurgitations. Elle touche 10 à 45 % des enfants.

Les coliques sont décrites comme des crises de pleurs récurrentes et régulières du bébé, survenant au moins 3 heures par jour, 3 jours par semaine, pendant plus d’une semaine. Les crises apparaissent en général de façon rythmée, aux mêmes moments de la journée et le plus fréquemment en fin d’après-midi ou de soirée.

 

Signes cliniques des coliques du nourrisson :

– une hypotension et douleurs abdominales,

– des émissions de gaz fréquentes,

– une irritabilité,

– des pleurs importants,

– parfois, les poings fermés et un visage rougi.

 

L’étiologie

Nous retrouvons fréquemment, l' allergie aux protéines de lait de vache en raison de l'intolérance au lactose, l'hyper-péristaltisme intestinal, l'immaturité neuro développementale, les difficultés psychologiques (relation parent(s)-enfant par exemple).

 

 

 L' ostéopathique des coliques du nourrisson :

 

 

L'ostéopathie va travailler sur le corps dans sa globalité avec des techniques douces et adaptées aux nourrissons. Il n est pas acceptable qu'un enfant pleure pendant les séances.

Nous recherchons des dysfonctionnements de l'appareil digestif, sur le diaphragme et la cage thoracique. En ostéopathie, nous travaillons sur les dysfonctionnements vertébraux. Les dysfonctions des vertèbres par lesquelles passent les nerfs qui innervent les organes en questions, doivent être ajustées par des tecnhqiues tissulaires,  pour favoriser le fonctionnement organique. Nous intervenons dans la région cervicale afin de diminuer des restrictions de mobilité et améliorer les fonctions de déglutitions.

 

Plagiocéphalie et Ostéopathie

 


L’ostéopathie peut être la solution à la plagiocéphalie.

 

 

Définition de la plagiocéphalie :


La plagiocéphalie vient du grec « plagios » qui signifie « oblique » et « kephalê » pour la tête.

Il existe deux types de plagiocéphalies :

-La première celle liée à une craniosténose. Son diagnostic est important, elle est à surveiller de près en raison des conséquences importantes sur la santé et le développement du nouveau né mais n'est pas traitée par l'Ostéopathe. Le traitement consiste en une prise en charge chirurgicale.

-La deuxième est positionnelle ou posturale et correspond à la forme la plus retrouvée. Il s’agit de déformations bénignes du crâne sur lesquelles l’ostéopathe peut travailler.

 

Les causes :

-Les causes in utéro ( citons : la position fœtale, la gémellité, une insuffisance du liquide amniotique, les contractions pendant la grossesse, la macrosomie, l'engagement précoce dans le bassin)

- le déficit en vitamine D (os du crâne plus malléable)

Les causses liées à l'accouchement (la durée du travail, les instrumentations, la position foetale)

-Après la naissance : la position prolongée sur le dos sur une surface dure (matelas, cosy, siège auto...) augmente le risque de malformations positionnelles mais il faut suivre les recommandations de mettre les bébés sur le dos. Pendant quelques années, il était recommandé par l' hôpital de faire dormir les enfants sur le ventre et les fréquences de morts subites des nourrissons ont été en augmentations vertigineuses.

Pour les parents, il faut stimuler les enfants à tourner la tête dans les différentes activités (jeux d'éveils, lumière) et mettent les enfants en postion ventrale lors des jeux d'éveils.

Les enfants alimentés toujours dans la même position ont plus de plagiocéphalies. Nous avons tous un côté de préférence pour donner le biberon, il est recommandé de changer de main pour donner le biberon afin de changer de bras d'appui et modifier les appuis sur l'arrière de la tête.

Il existe une prédisposition pour les garçons qui sont souvent moins actifs et/ou moins toniques que les filles du même âge.

 

Sur le crâne, la déformation à une conséquence sur l'équilibre structurel. Le front est proéminent et la tête plus aplatie, l'oreille plus avancée, un oeil plus fermé et une déviation de la mâchoire et du menton.

En l'absence de traitement, les tensions du crâne peuvent entraîner des troubles visuels, respiratoires, dyslexie, défauts de motricité fine, scolioses, troubles ORL (dentaires, occlusions, succion, déglutitions) 

 

traitement de la plagiocéphalie :

 

Il n'est pas possible de prévenir totalement l'apparition de la plagiocéphalie. On ne peut que diminuer les risques et la sévérité. Les professionnels de santé préconisent de faire attention à la position du bébé lorsqu'il dort, théoriquement il faudrait que la tête soir tournée d'un côté ou de l'autre de façon strictement alternée.

Les torticolis congénitaux doivent être traités.

Les traitements par orthèses orthopédiques ou par casques sont réservés aux cas importants et récalcitrants et se font pour une meilleure efficacité, en collaboration avec l'ostéopathe.

 

La prise en charge Ostéopathique :

Elle est indispensable et permet aussi bien sa prévention que sa correction. 

Il faudrait amener le bébé le plus tôt possible après la naissance, si possible le premier mois car avec les temps les sutures  du crânes se figent.

L'ostéopathe fait sont bilan avec des techniques douces et adaptées. Le praticien libère les sutures pour qu'elles retrouvent une bonne mobilité. Il corrige les dysfonctions en lien avec la déformations crâniale.

Le nombre de séances est variable, en fonction de l'âge, la sévérité des asymétries et les facteurs de récupérations.

Après 6 mois, des améliorations sont possibles mais il est diffcile de récupérer complètement l'asymétrie et cela peut nécessité plusieurs séances.

 

Conclusion : 

Depuis les recommandations indispensables de couchage sur le dos, nous voyons une augmentation de la fréquence des plagiocéphalies. C'est pour cela qu'il est recommandé de consulter l'Ostéopathe dans le mois qui suit la naissance de son enfant afin de détecter les blocages originels de cette déformation crânienne. Plusieurs séances sont nécessaires.

 

 

 

 

La tendinopathie :

 

Depuis de nombreuses années, le corps médical utilise le terme de"tendinite" à mauvais escient : on sous entend que la pathologie musculaire est systématiquement inflammatoire pas son suffixe "ite". Or nous trouvons tous types de pathologies musculaires : mécaniques, inflammatoires ou mixtes (mécanique et inflammatoire)

Aujourd’hui on parle de tendinopathie.

Les tendinopathies sont des affections bénignes et fréquentes en pathologie sportive mais aussi dans la vie de tous les jours. La prise en charge de cette pathologie a bénéficié largement du progrès de l’imagerie, notamment de l’échographie et de l’IRM. Les traitements ont également évolué.

 

Définitions :
Le tendon est un tissu conjonctif fibreux formé de collagène et de fibres élastiques. Il transmet la force développée par les muscles vers les os. Il comporte de nombreux récepteurs sensoriels, c’est pourquoi il exerce un rôle important dans la proprioception.

La tendinopathie apparaît le plus souvent à la suite d’une hyperutilisation chronique. Celle-ci engendre une douleur et des modifications de la structure tendineuse.

Cliniquement, elles sont caractérisées par une triade symptomatique : douleurs lors de l’étirement, lors d’une contraction isométrique (contraction musculaire sans mouvement) ou lors de la palpation locale.

 

Etiologie des tendinopathies :

Par des facteurs intrinsèques :sexeâgedéséquilibre musculairesrapport masse graisseuse/maigre, maladies chroniques et des factuers extrinsèques : fatigue, stress, Surface, matériel fréquence et rythme d'entrainement, prise médicamenteuse, alimentation et hydratation. 

 

Nous distinguons différentes phases dans la pathologie tendineuse : la courbature, la contracture, l'élongation et la déchirure partielle.

 

La courbature est une tension anormale du muscle en réponse à une hyper-sollicitation, elle dure entre 24 et 72h en fonction de la nature de l'exercice (travail concentrique 24h environ, 48h pour le concentrique et 72H pour l'excentrique).

Aucune lésion anatomique est retrouvée à ce stade.

 

La contracture est aussi une tension anormale du muscle, mais la douleur ne cède pas avec le repos et la tension reste plus durable. Il n'y a toujours pas de lésion anatomique retrouvée à l'imagerie (échographie).

 

L'élongation est une augmentation du tonus musculaire du muscle avec lésion de l'aponévrose (enveloppe du muscle) qui commence à s'abîmer à l'effort. C'est en réalité une phase fondamentale dans la pratique du sport car à ce stade, il est impératif de stopper l'effort. Le sportif a du mal à faire la différence entre la contracture et l'élongation qui ont un tableau clinique comparable mais les conséquences sont bien différentes. Certains sportifs insiste sur ces douleurs, certains prennent des antalgiques pour pouvoir continuer leur pratique (ce qu'il ne faut surtout pas faire). L'ostéopathe doit faire la différence entre ces 2 atteintes.

 

La déchirure partielle est une lésion anatomique majeure. La douleur est violente et l'impotence fonctionnelle est importante. La douleur est d'apparition progressive ou brutale. Il faut bien comprendre que la cicatrisation du tissu musculaire et sa régénérescence n 'est pas à l'identique. Le néo tissu n'a plus les mêmes caractéristiques (contractile et élastique). Il en résulte que certaines douleurs à l'étirement et à la contraction peuvent perdurer et peuvent gêner la pratique sportive de façon définitive. Le devoir fondamental de l'Ostéopathe est de prévenir l'apparition de cette atteinte par tous les moyens, y compris la prévention et la mise au repos dans les différentes phases préalables.

 

 

 

Prise en charge des tendinopathies :

 

La prise en charge est évidement adaptée en fonction de la phase. Dans les 2 premières phases nous allons travailler sur les tensions musculaires, le rééquilibrage des mouvements articulaires, les rigidités et les zones d'hypo et d'hyper mobilité.

La troisième phase nécessite 10 jours de repos strict et d'une reprise progressive sous surveillance.

La 4e phase est une phase beaucoup plus longue, la régénérescence du tendon est entre 6 à 8 semaines. Elle consiste à entretenir au maximum les propriétés élastiques et contractiles du muscle pour éviter les séquelles cicatricielles.

 

L

 

Conclusion sur les tendinopathies :

Une tendinopathie ne survient pas hasard. Il faut rechercher les causes de cette atteinte et en supprimer les facteurs (mauvais geste technique, mouvement répétitifs...). IL faut bien respecter les consignes de repos et ne pas prendre de traitement contre la douleur qui est un facteur important et qui doit être prise en compte. Le prévention de ces pathologies est un élément essentiel.

Le "tour de rein".... encore appelé pathologie lombaire ou plutôt les lombo-sciatiques :

Les lombosciatiques sont des motifs de plus en plus fréquents de consultation médicale. Leur fréquence augmente avec l'âge et culmine chez les adultes jeunes entre 35 et 45 ans. Leur traitement et leur prévention sont devenus une préoccupation majeure de santé publique.

Il règne une grande confusion dans les atteintes douloureuses du bas du dos irradiant ou non dans la fesse et le membre inférieur.

Il existe un amalgame sémantique qui mélange tous les tableaux cliniques pour n'en former qu'un "la sciatique". L'Ostéopathe doit déterminer précisément quelle est la pathologie qui donne un tableau clinique spécifique, avec un support anatomique précis qui est la cause de la symptomatologie. Nous allons tenté de donner une classification de ces atteintes :

 A.  La lombalgie

C'est une douleur localisée à la région lombaire qui peut être d'intensité et de durée variable.Elle est l'expression d'une souffrance articulaire.C'est une douleur localisée à la région lombaire qui peut être d'intensité et de durée variable. Elle est l'expression d'une souffrance articulaire, musculaire, ligamentaire ou viscérale. Elle est influencée par la fatigue, une mauvaise condition physique, un surmenage, l'environnement (literie, poste de travail...) le stress et les facteurs émotionnels.Le fonctionnement du rachis et des muscles thoraco-abdominaux est fondamental pour l'équilibre de l'axe cranio sacrée (motricité dans les 3 plans de l'espace), l'absorption des forces gravitationnelles, stabilité des trois plans de l'espace.

Une dysfonction vertébrale peut rompre cet équilibre et conduire à une instabilité lombaire pouvant engendrer des lombalgies chroniques en l'absencede déficit neurologiques ou de déformations. Le tonus postural est perturbé, la musculature est ogligée de travailler de façon active, en force pour rétablir et stabiliser l'équilibre du rachis.

 

B. La sciatalgie :

Les sciatalgies recouvrent une foule de pathologies, sans signes neurologiques, qui peuvent s'apparenter à une sciatique mais qui n'en sont pas. Ce sont les atteintes les plus fréquentes. 

Ce sont des atteintes articulaires, ligamentaires ou musculaires qui vont s'exprimer avec des douleurs référées.

C. Le lumbago 

C'est une vive douleur aiguë au niveau de la région lombaire avec une impotence fonctionnelle. Il fait le plus souvent suite à un effort, un geste simple mal adapté ( ramasser un objet au sol, faire son lit, éternuer...)ou à un spasme viscéral.

Le lumbago peut être résolutif spontanément mais récidivant.

D. La sciatique : 

C'est une souffrance du nerf sciatique ou d'une de ses racines (L5/S1) par neuropathie d'emprisonnement ou de compression.

La douleur suit le trajet radiculaire précis du nerf sciatique dans le membre inférieur et est est accompagné de signes neurologiques :

- des troubles de la sensibilité des dermatomes concernés,

-une modification du tonus musculaire des muscles innervés par le nerf sciatique, 

- une perturbation des réflexes ostéo-tendineux 

La compression peut se situer sur n'importe quel point du trajet du nerf sciatique : 

-au niveau du rachis lombaire : sténose du canal lombaire, discopathie, hernie discale, foramen intervertébral (dysfonction vertébrale de type ERS FRS, dégénérescence arthrosique, spondylolisthésis, tumeur...)

- un spasme musculaire (pyriforme)

E. La cruralgie : 

Les douleurs du bas du dos et de la fesse irradiant à la face antérieure de la cuisse et de la jambe sont communément appelés "cruralgies". Il peut s'agir de douleurs référés musculo-ligamentaires, articulaires (coxarthrose, gonarthrose) viscérale ou neuropathie d'emprisonnement vraie  du nerf fémoral.

En fait, stricto-sensu, la cruralgie est une atteinte du nerf fémoral (L3/L4) par neuropathie d'emprisonnement ou de compression, caractérisée par une douleur qui suit le trajet radiculaire précis dans la partie antérieure du membre inférieur et accompagnée de signes neurologiques : troubles de la sensibilité des dermatomes, modification du tonus musculaires des muscles innervés par le nerf fémoral, pertubation des réflexes ostéo-tendineux (réflexe patellaire).

Le reflux gastro Œsophagien :

 

Définition :

Le reflux gastro-œsophagien (RGO) du nourrisson est le flux rétrograde du contenu gastrique dans l’œsophage. Lors de la déglutition le cardia (sphincter situé à l’entrée de l’estomac) se relâche et s’ouvre en permettant au bol alimentaire de passer dans l’estomac. Lorsque celui-ci s’ouvre en dehors de la déglutition cela provoque un reflux. Il est souvent varibale,  du simple renvoi d’une petite quantité de lait après la tétée à des vomissements abondants.

Celui-ci est malheureusement fréquent dans la petite enfance : 50% des nourrissons, 67% des enfants à 4 mois. Il est considéré comme « physiologique » avant 2 mois.  Il disparaît la plupart du temps avant l’âge d’un an. Cependant celui-ci peut persister jusqu’à 2 ans et il n'est pas rare que l’enfant de 9/10ans en présente un.

Le pronostic est bénin dans la majorité des cas. Cependant dans les cas particuliers de RGO important, cela peut entrainer un retard staturo-pondéral (gain de poids et arrêt de la croissance). Cela ne relève plus de l'Ostéopathie et nous orientons ces cas vers le médecin. C’est pourquoi le RGO constitue un réel sujet d’inquiétude pour les parents.

Etiologies :
Les étiologies sont multiples, sans liens avec le sexe, ni avec le mode d’alimentation. On retrouve une composante génétique : lorsque la maman a des antécédents de RGO le risque pour l’enfant d’en présenter un est majoré. Par ailleurs, on retrouve une plus forte fréquence de RGO chez les bébés caucasiens que les autres, pour des raisons encore inconnues. 

Les causes sont parfois reetrouvées sont :

-une défaillance du sphincter inférieur de l’œsophage,

-une motilité œsophagienne inefficace,

-un retard de la vidange gastrique,

-un quantité de lait inappropriée,

-les régimes riches en graisse augmentent la défaillance du sphincter œsophagien.

-La position de décubitus dorsal 

Manifestations cliniques du bébé :

-Les pleurs
-Les régurgitations
-L’arrêt du réflexe respiratoire
-L’hypertension artérielle
-La bradycardie
-Chez 1% des nourrissons des apnées

Cela augmente les troubles de l'appareil respiratoire (augmentation de l’asthme, bronchites ,pneumonies récidivantes), une augmentatoin des troubles ORL par diminution de la taille des choanes, Un retard staturo-pondéral

Et chez l’adolescent :des douleurs abdominales au niveau épigastrique, Pyrosis, une toux chronique, une érosion, des caries dentaires

Traitements :
-Nutritionnel : avec l' utilisation de “laits à formule épaissie” (épaississement par ajout d’amidon à une dose ne dépassant pas 2 g/100ml) vendus en grande distribution et en pharmacie ou de “laits AR” (anti reflux) plus efficaces, vendus exclusivement en pharmacie. Il existe 2 types d ajout dans les laits AR, soit par l’ajout d’amidon (plus de 2 g/100 ml), soit par l’ajout de caroube.

Médicamenteux :

Les antiacides (Maalox®, ...) qui neutralisent l’acidité gastrique, à prendre en cas de symptômes.

Les antagonistes H2 (Tagamet®, Raniplex®...,), qui diminuent la production d’acide par l’estomac.

Les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), si les antiacides ou les antagonistes H2 obtenus en vente libre ne soulagent pas complètement les

La chirurgie :

Elle est réservée en cas d'echec de l'ensemble des traitement et aux personnes souffrant de graves complications (oesophagite sévère ne répondant pas au traitement) liée à une hernie hiatale volumineuse.

Elle est reste exceptionnelle.

En Ostéopathie :

Le reflux gastro œsophagien constitue un motif fréquent de consultation en ostéopathie. L’ostéopathe peut améliorer les RGO excepté ceux provoqué par une hernie hiatale.

L'Ostéopathe va rechercher l'intégrité du nerf X (nerf vague) car ce nerf contrôle le sphincter inférieur de l’œsophage, son dysfonctionnement entraîne un RGO.  Cette dysfonction peut se trouver sur tout le trajet du nerf et des structures qui l'entourent. Nous recherchons aussi des dysfonctions mécaniques de l'estomac ou de l’œsophage, ou des 2. 

Nous conseillons de fractionner les repas en donnant de petites quantités, d'alimenter le bébé en position semi verticale. Les plus grands doivent manger plus lentement (20 à 30s de mastication dans le bouche avant d'avaler) et de diminuer les produits riches en graisses et les aliments provoquant une acidité. 

Conclusion :
Le reflux gastro-œsophagien du bébé est le flux rétrograde du bol alimentaire gastrique dans l’œsophage. Il est considéré comme physologique avant 2 mois. Le traitement peut être nutritionnel, médicamenteux exceptionnelement chirurgical. L’ostéopathe s’évertue à traiter les dysfonctions organiques qui peuvent créer ou maintenir le reflux gastro œsophagien. 

La tendinopathie :

 

Depuis de nombreuses années, le corps médical utilise le terme de "tendinite" à mauvais escient : on sous entend que la pathologie musculaire est systématiquement inflammatoire pas son suffixe "ite". Or nous trouvons tous types de pathologies musculaires : mécaniques, inflammatoires ou mixtes (mécanique et inflammatoire)

Aujourd’hui on parle de tendinopathie.

Les tendinopathies sont des affections bénignes et fréquentes en pathologie sportive mais aussi dans la vie de tous les jours. La prise en charge de cette pathologie a bénéficié largement du progrès de l’imagerie, notamment de l’échographie et de l’IRM. Les traitements ont également évolué.

 

Définitions :
Le tendon est un tissu conjonctif fibreux formé de collagène et de fibres élastiques. Il transmet la force développée par les muscles vers les os. Il comporte de nombreux récepteurs sensoriels, c’est pourquoi il exerce un rôle important dans la proprioception.

La tendinopathie apparaît le plus souvent à la suite d’une hyperutilisation chronique. Celle-ci engendre une douleur et des modifications de la structure tendineuse.

Cliniquement, elles sont caractérisées par une triade symptomatique : douleurs lors de l’étirement, lors d’une contraction isométrique (contraction musculaire sans mouvement) ou lors de la palpation locale.

Etiologie des tendinopathies :

Par des facteurs intrinsèques :sexe,âge,déséquilibre musculaires, rapport masse graisseuse/maigre, maladies chroniques et des facteurs extrinsèques : Fatigue, Stress, Surface, matériel fréquence rythme d'entrainement, prise médicamenteuse, alimentation et hydratation. 

Nous distinguons différentes phases dans la pathologie tendineuse : la courbature, la contracture, l'élongation et la déchirure partielle.

La courbature est une tension anormale du muscle en réponse à une hyper-sollicitation, elle dure entre 24 et 72h en fonction de la nature de l'exercice (travail concentrique 24h environ, 48h pour le concentrique et 72H pour l'excentrique).

Aucune lésion anatomique est retrouvée à ce stade.

La contracture est aussi une tension anormale du muscle, mais la douleur ne cède pas avec le repos et la tension reste plus durable. Il n'y a toujours pas de lésion anatomique retrouvée à l'imagerie (échographie).

L'élongation est une augmentation du tonus musculaire du muscle avec lésion de l'aponévrose (enveloppe du muscle) qui commence à s'abîmer à l'effort. C'est en réalité une phase fondamentale dans la pratique du sport car à ce stade, il est impératif de stopper l'effort. Le sportif a du mal à faire la différence entre la contracture et l'élongation qui ont un tableau clinique comparable mais les conséquences sont bien différentes. Certains sportifs insistent sur ces douleurs, certains prennent des antalgiques pour pouvoir continuer leur pratique (ce qu'il ne faut surtout pas faire). L'ostéopathe doit faire la différence entre ces 2 atteintes.

La déchirure partielle est une lésion anatomique majeure. La douleur est violente et l'impotence fonctionnelle est importante. La douleur est d'apparition progressive ou brutale. Il faut bien comprendre que la cicatrisation du tissu musculaire et sa régénérescence n 'est pas à l'identique. Le néo tissu n'a plus les mêmes caractéristiques (contractile et élastique). Il en résulte que certaines douleurs à l'étirement et à la contraction peuvent perdurer et peuvent gêner la pratique sportive de façon définitive. Le devoir fondamental de l'Ostéopathe est de prévenir l'apparition de cette atteinte par tous les moyens, y compris la prévention et la mise au repos dans les différentes phases préalables.

Prise en charge des tendinopathies :

La prise en charge est évidement adaptée en fonction de la phase. Dans les 2 premières phases nous allons travailler sur les tensions musculaires, le rééquilibrage des mouvements articulaires, les rigidités et les zones d'hypo et hyper mobilité.

La troisième phase nécessite 10 à 15 jours de repos strict et d'une reprise progressive sous surveillance.

La 4e phase est une phase beaucoup plus longue, la régénérescence du tendon est entre 6 à 8 semaines. Elle consiste à entretenir au maximum les propriétés élastiques et contractiles du muscle pour éviter les séquelles cicatricielles.

 

Conclusion sur les tendinopathies :

Une tendinopathie ne survient pas hasard. Il faut rechercher les causes de cette atteinte et en supprimer les facteurs (mauvais geste technique, mouvement répétitifs...). IL faut bien respecter les consignes de repos et ne pas prendre de traitement contre la douleur qui est un facteur important et qui doit être prise en compte. Le prévention de ces pathologies est un élément essentiel.

 

 

Les coliques du nourrisson

Résumé :

Les coliques du nourrisson touchent 10 % à 40 % des nourrissons. Il existe peu de solutions pour les parents qui se tournent majoritairement vers l'Ostéopathie qui peut améliorer les dysfonctionnements.

 

Définition :
Le mot colique est dérivé du grec «kblikos» signifiant colon.

La colique est un motif fréquent de consultation en ostéopathie. C est une pathologie fréquente chez le nouveau né, et arrive, en termes de fréquence, juste après les régurgitations. Elle touche 10 à 45 % des enfants.

Les coliques sont décrites comme des crises de pleurs récurrentes et régulières du bébé, survenant au moins 3 heures par jour, 3 jours par semaine, pendant plus d’une semaine. Les crises apparaissent en général de façon rythmée, aux mêmes moments de la journée et le plus fréquemment en fin d’après-midi ou de soirée.

Signes cliniques des coliques du nourrisson :

– une hypotension et douleurs abdominales,

– des émissions de gaz fréquentes,

– une irritabilité,

– des pleurs importants,

– parfois, les poings fermés et un visage rougi.

L’étiologie : 

Nous retrouvons fréquemment, l' allergie aux protéines de lait de vache en raison de l'intolérance au lactose, l'hyper-péristaltisme intestinal, l'immaturité neuro développementale, les difficultés psychologiques (relation parent(s)-enfant par exemple).

 L' ostéopathique des coliques du nourrisson :

L'ostéopathie va travailler sur le corps dans sa globalité avec des techniques douces et adaptées aux nourrissons. Il n est pas acceptable qu'un enfant pleure pendant les séances.

Nous recherchons des dysfonctionnements de l'appareil digestif, sur le diaphragme et la cage thoracique. En ostéopathie, nous travaillons sur les dysfonctionnements vertébraux. Les dysfonctions des vertèbres par lesquelles passent les nerfs qui innervent les organes en questions, doivent être ajustées par des tecnhqiues tissulaires,  pour favoriser le fonctionnement organique. Nous intervenons dans la région cervicale afin de diminuer des restrictions de mobilité et améliorer les fonctions de déglutitions.

 

Plagiocéphalie et Ostéopathie

 

L’ostéopathie peut être la solution à la plagiocéphalie.

Définition de la plagiocéphalie :
La plagiocéphalie vient du grec « plagios » qui signifie « oblique » et « kephalê » pour la tête.

Il existe deux types de plagiocéphalies :

La première celle liée à une craniosténose. Son diagnostic est important, elle est à surveiller de près en raison des conséquences importantes sur la santé et le développement du nouveau né mais n'est pas traitée par l'Ostéopathe. Le traitement consiste en une prise en charge chirurgicale.

La deuxième est positionnelle ou posturale et correspond à la forme la plus retrouvée. Il s’agit de déformations bénignes du crâne sur lesquelles l’ostéopathe peut travailler.

Les causes :

-Les causes in utéro ( citons : la position fœtale, la gémellité, une insuffisance du liquide amniotique, les contractions pendant la grossesse, la macrosomie, l'engagement précoce dans le bassin)

- le déficit en vitamine D (os du crâne plus malléable)

Les causses liées à l'accouchement (la durée du travail, les instrumentations, la position foetale)

-Après la naissance : la position prolongée sur le dos sur une surface dure (matelas, cosy, siège auto...) augmente le risque de malformations positionnelles mais il faut suivre les recommandations de mettre les bébés sur le dos. Pendant quelques années, il était recommandé par l' hôpital de faire dormir les enfants sur le ventre et les fréquences de morts subites des nourrissons ont été en augmentations vertigineuses.

Pour les parents, il faut stimuler les enfants à tourner la tête dans les différentes activités (jeux d'éveils, lumière) et mettent les enfants en postion ventrale lors des jeux d'éveils.

Les enfants alimentés toujours dans la même position ont plus de plagiocéphalies. Nous avons tous un côté de préférence pour donner le biberon, il est recommandé de changer de main pour donner le biberon afin de changer de bras d'appui et modifier les appuis sur l'arrière de la tête.

Il existe une prédisposition pour les garçons qui sont souvent moins actifs et/ou moins toniques que les filles du même âge.

Sur le crâne, la déformation à une conséquence sur l'équilibre structurel. Le front est proéminent et la tête plus aplatie, l'oreille plus avancée, un oeil plus fermé et une déviation de la mâchoire et du menton.

En l'absence de traitement, les tensions du crâne peuvent entraîner des troubles visuels, respiratoires, dyslexie, défauts de motricité fine, scolioses, troubles ORL (dentaires, occlusions, succion, déglutitions) 

traitement de la plagiocéphalie :

Il n'est pas possible de prévenir totalement l'apparition de la plagiocéphalie. On ne peut que diminuer les risques et la sévérité. Les professionnels de santé préconisent de faire attention à la position du bébé lorsqu'il dort, théoriquement il faudrait que la tête soir tournée d'un côté ou de l'autre de façon strictement alternée.

Les torticolis congénitaux doivent être traités.

Les traitements par orthèses orthopédiques ou par casques sont réservés aux cas importants et récalcitrants et se font pour une meilleure efficacité, en collaboration avec l'ostéopathe.

La prise en charge Ostéopathique :

Elle est indispensable et permet aussi bien sa prévention que sa correction. 

Il faudrait amener le bébé le plus tôt possible après la naissance, si possible le premier mois car avec les temps les sutures  du crânes se figent.

L'ostéopathe fait sont bilan avec des techniques douces et adaptées. Le praticien libère les sutures pour qu'elles retrouvent une bonne mobilité. Il corrige les dysfonctions en lien avec la déformations crâniale.

Le nombre de séances est variable, en fonction de l'âge, la sévérité des asymétries et les facteurs de récupérations.

Après 6 mois, des améliorations sont possibles mais il est diffcile de récupérer complètement l'asymétrie et cela peut nécessité plusieurs séances.

Conclusion

Depuis les recommandations indispensables de couchage sur le dos, nous voyons une augmentation de la fréquence des plagiocéphalies. C'est pour cela qu'il est recommandé de consulter l'Ostéopathe dans le mois qui suit la naissance de son enfant afin de détecter les blocages originels de cette déformation crânienne. Plusieurs séances sont nécessaires.

Le "tour de rien" ou pathologie lombaire : les lombo-sciatiques :

Les lombosciatiques sont des motifs de plus en plus fréquents de consultation médicale. Leur fréquence augmente avec l'âge et culmine chez les adultes jeunes entre 35 et 45 ans. Leur traitement et leur prévention sont devenus une préoccupation majeure de santé publique.

Il règne une grande confusion dans les atteintes douloureuses du bas du dos irradiant ou non dans la fesse et le membre inférieur.

Il existe un amalgame sémantique qui mélange tous les tableaux cliniques pour n'en former qu'un "la sciatique". L'Ostéopathe doit déterminer précisément quelle est la pathologie qui donne un tableau clinique spécifique, avec un support anatomique précis qui est la cause de la symptomatologie. Nous allons tenté de donner une classification de ces atteintes :

A. La lombalgie : 

C'est une douleur localisée à la région lombaire qui peut être d'intensité et de durée variable.

Elle est l'expression d'une souffrance articulaire, musculaire, ligamentaire ou viscérale. Elle est influencée par la fatigue, une mauvaise condition physique, un surmenage, l'environnement (literie, poste de travail...) le stress et les facteurs émotionnels.

Le fonctionnement du rachis et des muscles thoraco-abdominaux est fondamental pour l'équilibre de l'axe cranio sacrée (motricité dans les 3 plans de l'espace), l'absorption des forces gravitationnelles, stabilité des trois plans de l'espace.

Une dysfonction vertébrale peut rompre cet équilibre et conduire à une instabilité lombaire pouvant engendrer des lombalgies chroniques en l'absence de déficit neurologiques ou de déformations.

Le tonus postural est perturbé, la musculature est ogligée de travailler de façon active, en force pour rétablir et stabiliser l'équilibre du rachis.

2. La sciatalgie :

Les sciatalgies recouvrent une foule de pathologies, sans signes neurologiques, qui peuvent s'apparenter à une sciatique mais qui n'en sont pas. Ce sont les atteintes les plus fréquentes. 

Ce sont des atteintes articulaires, ligamentaires ou musculaires qui vont s'exprimer avec des douleurs référées.

3. Le lumbago :

C'est une vive douleur aiguë au niveau de la région lombaire avec une impotence fonctionnelle. Il fait le plus souvent suite à un effort, un geste simple mal adapté ( ramasser un objet au sol, faire son lit, éternuer...)ou à un spasme viscéral.

Le lumbago peut être résolutif spontanément mais récidivant.

4. La sciatique : 

C'est une souffrance du nerf sciatique ou d'une de ses racines (L5/S1) par neuropathie d'emprisonnement ou de compression.

La douleur suit le trajet radiculaire précis du nerf sciatique dans le membre inférieur et est est accompagné de signes neurologiques :

- des troubles de la sensibilité des dermatomes concernés,

-une modification du tonus musculaire des muscles innervés par le nerf sciatique, 

- une perturbation des réflexes ostéo-tendineux 

La compression peut se situer sur n'importe quel point du trajet du nerf sciatique : 

-au niveau du rachis lombaire : sténose du canal lombaire, discopathie, hernie discale, foramen intervertébral (dysfonction vertébrale de type ERS FRS, dégénérescence arthrosique, spondylolisthésis, tumeur...)

- un spasme musculaire (pyriforme)

5. La cruralgie :

Les douleurs du bas du dos et de la fesse irradiant à la face antérieure de la cuisse et de la jambe sont communément appelés "cruralgies". Il peut s'agir de douleurs référés musculo-ligamentaires, articulaires (coxarthrose, gonarthrose) viscérale ou neuropathie d'emprisonnement vraie  du nerf fémoral.

En fait, stricto-sensu, la cruralgie est une atteinte du nerf fémoral (L3/L4) par neuropathie d'emprisonnement ou de compression, caractérisée par une douleur qui suit le trajet radiculaire précis dans la partie antérieure du membre inférieur et accompagnée de signes neurologiques : troubles de la sensibilité des dermatomes, modification du tonus musculaires des muscles innervés par le nerf fémoral, pertubation des réflexes ostéo-tendineux (réflexe patellaire).